Qu’est-ce que l’actif circulant d’une entreprise ?

L’actif circulant est un élément essentiel qui mérite une attention particulière quand vient l’heure d’analyser le bilan comptable. Dans cet article, nous vous proposons de revenir sur la définition de l’actif circulant, sur sa composition, son utilité, mais aussi certaines subtilités qui méritent d’être explicitées.

L’actif circulant, qu’est-ce que c’est ?

Au contraire des actifs immobilisés (plus d’infos sur les immobilisations), l’actif circulant d’une entreprise représente l’ensemble des actifs qui contribuent à l’activité courante de l’entreprise. Ces actifs doivent être mobilisables à court terme, à savoir moins d’un an, ce qui correspond à l’échéance du cycle d’activité de l’entreprise.

Là où les actifs immobilisés sont amortis sur de longues périodes, généralement sur plusieurs années, l’actif circulant entre directement dans le bilan comptable annuel. L’actif circulant regroupe ainsi l’ensemble des postes du bilan comptable qui pourraient être monétisés à une échéance inférieure à une année.

Par définition, les actifs circulants sont détenus par l’entreprise. Cependant, ils ne sont pas destinés à y rester durablement. Ils entrent donc directement dans la production de la société, et ils sont normalement consommés durant le cycle d’exploitation de l’entreprise.

De quoi est composé l’actif circulant de l’entreprise ?

En pratique, l’actif circulant représente un besoin d’exploitation que l’entreprise doit financer. Il s’exprime généralement dans trois domaines, qui constituent ensemble la totalité de l’actif circulant d’exploitation de l’entreprise, même s’il est parfois pratique de résumer l’actif circulant à la somme des stocks et des créances. En entrant un peu plus dans le cœur du sujet, la composition de l’actif circulant est plutôt la suivante.

personne comptabilisant les actifs circulants

Les stocks

Il s’agit de l’ensemble des biens qui ont été acquis ou directement produits par l’entreprise lors du précédent cycle de production, mais qui n’ont pas encore été écoulés sur le marché. Dans le cas des produits finis, ces stocks sont donc destinés à être commercialisés. Pour les matières premières, les biens intermédiaires et les consommables, il s’agit de stocks destinés à être utilisés dans le processus de production du prochain cycle d’exploitation. On va également considérer comme des stocks tous les produits finis qui n’ont pas encore été vendus et livrés, mais également les encours de production et de prestations de services.

Les créances des clients

Le paiement de marchandises ou de services produits par l’entreprise ne suit pas forcément le rythme de la production elle-même. Les clients peuvent avoir des retards de paiement, ou bien des échéanciers qui prévoient un paiement après le bilan comptable, voire même un règlement échelonné sur plusieurs années fiscales.

Dans les deux cas, les sommes dues par les clients de l’entreprise sont considérées comme des créances. Ces créances sont vues comme des ressources futures pour l’entreprise. A ce titre, elles entrent dans le cadre des actifs circulants.

Les charges constatées d’avance

Au sein de l’actif circulant, ces charges correspondent à des biens ou des services achetés par l’entreprise afin d’entrer dans son processus de production, qui ont déjà été réglés par cette dernière, mais dont la livraison ou la réalisation ne sera effective que sur l’exercice comptable suivant. Concrètement, il s’agit de produits et de services déjà payés, mais pas encore livrés. Dans cette catégorie, on prendra en compte les matières premières en attente de livraison ou encore les assurances payées en fin d’année pour l’année suivante, par exemple.

Y a-t-il d’autres éléments à prendre en compte ?

Certains éléments sont parfois considérés comme des actifs circulants, hors exploitation. C’est notamment le cas lorsque l’on cherche à opposer l’ensemble des actifs circulants aux actifs immobilisés. Dans de tels cas de figure, il convient alors de prendre en compte d’autres éléments lorsque l’on évoque l’actif circulant.

Les valeurs mobilières de placement

Il s’agit des titres financiers, actions et ou obligations, qui servent à rémunérer à court terme un excédent de trésorerie. De nombreuses entreprises disposent à un moment ou à un autre de leur cycle de production d’une quantité de fonds non utilisés. Si la trésorerie est suffisamment élevée, ce capital en sommeil peut perdre de la valeur par le simple jeu de l’inflation. Même à court terme, il est donc recommandé de le placer pour obtenir des revenus de capital, notamment à travers des titres financiers. Pour pouvoir être intégrés dans l’actif circulant, ces titres, actions et obligations doivent pouvoir être vendus rapidement. Ils se distinguent alors des investissements à long terme, et donc des prises de participation.

La trésorerie active

La trésorerie active désigne l’ensemble des liquidités détenues par une entreprise au moment du bilan comptable. Elle doit pouvoir être mobilisée rapidement, ce qui en fait donc un actif d’ordre financier.

La trésorerie active englobe généralement les valeurs mobilières de placement, même si certains bilans comptables les distinguent. La plupart du temps, la trésorerie active va surtout prendre en compte les sommes disponibles sur les comptes courants créditeurs de l’entreprise.

Il convient tout de même de rester prudent. Dans certains cas, à spécifier avec les services comptables de l’entreprise, la trésorerie active peut être distinguée de l’actif circulant puisqu’elle participe à la création d’un autre indicateur comptable : la trésorerie nette.

L’actif circulant, pourquoi faire ?

Au-delà de son utilité comptable, le calcul et la connaissance de l’actif circulant sont impératifs pour comprendre et anticiper l’activité de l’entreprise. C’est donc un outil comptable et un outil pratique de gestion tout à la fois.

Les actifs correspondent en effet à un besoin d’exploitation bien concret. Il peut s’agir d’un surplus de stock qui doit être écoulé, ou bien de créances qui doivent être payées, voire même de matières premières qui doivent être livrées. Ce besoin d’exploitation, l’actif circulant, doit être comblé par sa contrepartie, le passif circulant. Ce terme désigne ainsi l’ensemble des dettes à court terme de l’entreprise et des crédits qu’elle a accordé. On parle de dette fournisseur, de dette fiscale et de dette sociale. Il s’agit donc des revenus financiers et des stocks matériels qui sont dus à l’entreprise dans un délai de moins d’un an.

La différence entre actifs et passifs circulants permet d’élaborer le besoin en fonds de roulement. Ce dernier est indispensable pour évaluer le besoin de financement de la société à court terme. L’analyse des actifs et passifs circulants sur plusieurs bilans comptables peuvent également permettre à l’entreprise d’optimiser ses dettes et créances, et donc la fluidité de son processus de production.